KikouBlog de Epytafe - Avril 2010
Epytafe

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Archives Avril 2010

Continuons de passer les Kikoureurs à la sauce Lomo !

Par Epytafe - 29-04-2010 23:19:15 - 5 commentaires

En Septembre 2008, sur ce même blog, je vous racontais, dans un billet qui m'a valut une proposition de siège au quai Conty que seul la fréquentation d'anciens présidents princessophiles m'a poussé à refuser, l'émergence de cette géniale idée qu'est la lomographie. Deux mois plus tard, je profitai de ma présence à une AAB pour continuer cette galerie de portraitsplubliée aussitôt sous forme de billet ici-même. Billet qui, cette fois ma valut quelques amitiés et une ou deux inimitiés aussi...

 

Ensuite, deux autres billets, avec comme apothéose, comme trophée la tête du Boss en personne, vinrent continuer cette galerie, qui ne s'arrête pas là, la preuve ci-dessous......

 

Comme d'habitude, vu que ce n'est pas le style de la maison de dénoncer, je vous laisse la lourde responsabilité de mettre des noms sous chaque visage....

 

Comme même en Suisse on a une vague idée d'un ou deux usages, Honneur aux Dames :

 

 

 

Continuons maintenant par quelques membres de la famille Victor... Ou Polémique je ne me rappelle plus bien...

 

 

 

 

Voilà.... 

 

 

Pour l'instant.....

 

 

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Christa Päffgen

Par Epytafe - 27-04-2010 22:43:54 - 4 commentaires

En juillet 38, à Cologne, en pleine Allemagne nazie une fillette pousse son premier cri, le premier et probablement le seul de toute sa vie. Christa Päffgen commence sa vie assez difficilement comme le veut l’époque. Son père meurt dans un camp de concentration et sa mère déménage dans la banlieue berlinoise ou elle passera la guerre chez son propre père, cheminot. Christa quitte l’école à 13 ans pour vendre de la lingerie, une place que sa mère lui a trouvée. Mais rapidement, sa beauté hors-norme, éthérée, presque angélique améliore son quotidien. Elle décroche une place de modèle d’abord à Berlin et se retrouve, âgée de 15 ans à peine à Ibiza puis à Paris. Elle apparaît dans quelques films et est remarquée par Fellini en personne en 1959. Mais c’est en 1962 que débute sa réelle carrière.

 

Elle tient le rôle principal dans un film français, de Jacques Poitrenaud, Strip-tease. A cette occasion, Serge Gainsbourg lui écrit la chanson titre de la BO qui sera finalement réenregistrée par Juliette Greco. C’est en 1962 aussi qu’elle aura un fils d’Alain Delon, Ari, que son père ne reconnaitra jamais malgré une évidente ressemblance physique. Il sera élevé par les parents d’Alain Delon et plus tard prendra la route avec sa mère lors de ses tournées. Dans le documentaire Nico Icon réalisé par Susanne Ofteringer, il raconte la route, la déchéance progressive de sa mère et comment elle l’initie à l’héroïne alors qu’il a 14 ans.

 

Sa carrière de chanteuse décolle réellement un peu plus tard. Elle enregistre son premier disque en 1967, Chelsea Girl et participe la même année au mythique album à la banane du Velvet Underground. Elle ne chante que sur 3 chansons et l’album, beaucoup trop novateur est un échec commercial. Il faut dire que les thèmes abordés sont un peu décoiffant pour ces tranquilles années 60. Entre les tractations avec un dealer (waiting for my man), une presque ode aux drogues dures (heroin) et une sérénade SM (Venus in Furs) il y a de quoi choquer. Cet album rentrera dans la légende, légende qui emportera Nico parfois considérée encore actuellement, comme la chanteuse du Velvet Underground qu’elle quittera pourtant très rapidement. Le Velvet était une sorte de création d’Andy Warhol, le premier groupe à jouer extrêmement fort alors que Warhol projetait ses films sur le groupe comme unique éclairage. Le groupe jouait dos au public et seule Nico lui faisait face. Une mise en Scène de Warhol, la beauté très pure de Nico contrastait au centre de l’agression sonore et visuelle que subissaient les spectateurs.

 

Histoires de cœur, de cul, d’ego ? Les raisons du départ de Nico divergent, probablement un peu de tout mélangé. En 69 elle enregistre un nouvel album solo poussé par John Cale du Velvet, elle y joue de l’harmonium et ne quittera plus cet instrument. Mais elle retrouvera Lou Reed et John Cale le temps d’un concert au Bataclan parisien en 1971 édité en CD que 32 ans plus tard

 

La suite ne sera plus que déchéances physiques et coups de génies musicaux. Nico s’aventure autant dans les expérimentations sonores que chimiques. Elle use et abuse de toutes sortes de drogues tout en sortant quelques albums sublimes ou sa voix grave et rauque et sa prononciation typiquement allemande de l’anglais font merveille.

 

Sa réinterprétation tout en retenue du The End des Doors sur l’album éponyme orchestré par le fidèle John Cale touche au sublime, voire le dépasse franchement. Elle en fera d’ailleurs une version live sur l’album 1st june 1974 qui voit la réunion, le temps d’un concert, de John Cale, Brian Eno et Nico.

 

L’approche de la cinquantaine calme pourtant Nico, elle réduit son usage des drogues et semble enfin échapper un peu à ses démons. Le 6 juin 1988, elle donne son dernier concert édité sous le nom de Fata Morgana qui rassemble quelques unes des mélopées obsessionnelles et envoutant dont Elle avait le secret. Le 18 juillet 1988, elle rompt une dernière fois avec tous les clichés Rock’n’Roll en mourant des suites d’un accident de bicyclettes après plus de 30 ans d’immersion dans la trilogie de tout chanteur qui se respecte, chantée par Ian Dury : Sex, Drug and Rock’n’Roll

 

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Nuage, millénium et fin du monde

Par Epytafe - 18-04-2010 18:22:47 - 7 commentaires

Autant je suis suspicieux envers toutes formes de superstition, autant je suis fasciné par les coïncidences, cette espèce de rupture dans la logique statistique qui impressionne tant les divers batraciens de bénitiers et autres vendreditreizistes.

 

 

 

L’Europe de 1999 a été traversée par une éclipse totale. Celle-ci commençait sur les Cornouailles, traversait la France puis l’Allemagne, puis… et ensuite… Bref, le point culminant de cette éclipse devait se passer en Roumanie, entre la riante cité de Pitesti et Cuertas de Arges, connu uniquement par les amateurs de monastères orthodoxes et quelques éclipsophiles intrépides dont nous fûmes !

 

Je passerai rapidement sur le fait que rapidement tout le village de Cuertas de Arges pris l’habitude de crier ´´Ursus´´ en nous voyant passer, tant la consommation de cette locale bière devint immédiatement une seconde nature dans nos rangs, ainsi que sur l’occasion inespérée fournit par ce voyage d’aller visiter les ruines d’un des châteaux, celui de Poienari, d’un joyeux drille de l’histoire médiévale, le fameux Vlad Tepes qui fera plus tard une seconde carrière dans un roman épistolaire de Bram Stocker. Pour passer au sujet premier de notre voyage, l’éclipse.

 

La Roumanie est un pays fascinant, où foisonnent les superstitions les plus surprenantes. Les croyances aux vampires sont par exemple encore vivantes. Il y a quelques années la presse avait relaté l’histoire d’une famille qui avait déterré un cadavre avant de le brûler pour finalement boire les cendres mélangées à d’obscures tisanes. Tout ceci conseillé par l’exorciste local. Plusieurs membres de cette famille avaient en effet été ennuyé par un vampire peu après le décès d’un homme dans un village retiré et l’exorciste avait conclut qu’il fallait permettre à ce revenant de définitivement quitter le royaume des vivants, d’où la pratique culinaire assez douteuse citée ci-dessus.

 

Pitesti est une grande ville, environ 150'000 habitants. Le buffet de la gare offre d’excellentes ciorba de Burta (soupe aux tripes) au cas où des kikoureurs s’y rendent. Près de la ville, une colline. On y grimpe pour voir ce spectacle qui promet d’être sublime et qui le sera. La colline surplombe Pitesti et toute la vallée dans laquelle la ville est située. Cette position dominante, choisie au hasard nous permettra d’assister à quelques trucs assez fous. Le premier est le cône d’ombre qui arrive depuis le fond de la vallée et vous fonce dessus à Mach2 si mes souvenirs sont exacts. Ensuite, l’éclipse, les chauves-souris qui se réveillent (normal dans un pays de vampires) et le retour du jour. Et à ce moment, une clameur gigantesque s’est élevée de Pitesti, une sorte d’immense cri de joie et de soulagement devant le retour de Jean Rosset (j’ai placé mon helvétisme…), clameur qui paradoxalement nous fit frissonner. Quelques jours plus tard, la presse locale annonçait qu’une femme avait tué son fils né durant l’éclipse, persuadée que celui-ci était la bête annoncée par l’apocalypse…

 

Trois jours après cette mémorable éclipse, nous étions à Bucarest pour visiter cette charmante ville débarrassée pour l’occasion des alignées de mômes sniffeur de colles entrevues lors d’une précédente visite. Il faisait beau, chaud, étouffant même, lorsque tout à coup la pluie arrive. Pas une petite pluie irlandaise, non. Des murs d’eau qui tombent du ciel, envahissent les rues qui débordent de partout. Trop d’eau pour être évacuée. On se réfugie en rigolant sous un minuscule avant-toit. C’est alors qu’une vieille, très vieille dame entend notre français et nous aborde. Elle nous raconte qu’une telle pluie n’est pas normale, sa voix tremble de peur, elle est la conséquence directe de l’éclipse de hier, elle est le signe qui annonce d’autres malheurs plus terribles encore. Elle évoquait particulièrement des tremblements de terre à venir, terribles et meurtriers. Nous, nous nous efforcions de ne pas rire eut égard à la blancheur de la chevelure de cette vieille, de cette très vieille dame.

 

C’était le 14 août 1999, le 17 août de cette même année, 30'000 personne mourraient dans un tremblement de terre à Istanbul.

 

 

Cette coïncidence nous a peut-être un peu ´´amusé´´ si tant est qu’on puisse être amusé par un tremblement de terre.

 

 

 

Ça me rappelle que je n’ai encore rien entendu sur le nuage volcanique qui nous couvre…

 

 

 

 

Allez les sectes, trouvez-nous une raison d’avoir peur !

 

 

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