KikouBlog de Epytafe - Grogne
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Dans la catégorie Grogne

Osaka J + 2

Par Epytafe - 15-03-2011 15:25:25 - 8 commentaires

2ème jour à Osaka, à Rinku town pour être plus précis, Rinku Town est à Osaka ce que Gonesse est à Paris, un bled tout prêt de l’aéroport…

 

Sauf qu’ici, rien n’est ’’normal´´, un sentiment d’étrangeté joyeuse m’habite. Les codes sociaux sont suffisamment similaires pour être interprétables, du moins le supposé-je, et suffisamment différent pour que je me sente très décalé. Une bière par exemple, quoi de plus simple que d’aller boire une bière ? Ici, c’est une sorte de banlieue, il y a très peu de bars. Mais il y en a un au 26ème étage de la seule tour du coin, un panoramique, tellement panoramique que l’on peu admirer la grande roue du supermarché, éclairée la nuit, en restant debout devant la fenêtre, debout dans un lieu ou seuls les hommes se rendent et ou une forme de station statico-bipèdique est imposée.

 

Bref, cette fameuse bière. Le serveur vient prendre la commande et pour cela, il met un genou à terre, parce qu’il veut être plus bas que son honorable client qui lui est à moitié avachi dans un fauteuil, explosé par 8 heures de décalage horaire. C’est pas étrange ça ? Et encore, je ne vous raconte pas l’heure perdue dans la gare d’Osaka, perdue à errer pour trouver une sortie dans un immense dédale souterrain rempli d’incompréhensibles idéogrammes.

 

Pas loin d’ici, des réacteurs fusionnent joyeusement leurs atomes, depuis le temps qu’ils attendaient la brèche, sévèrement alignés dans un cœur, comme on le leur a ordonné. Puis, Notre belle planète a roté, un petit rot de rien du tout, qui ne lui aurait occasionné qu’une petite différence de 10 cm sur sa rotation annuelle, qu’ils disent à la radio, et les atomes ont profité pour se mettre à joyeusement partouzer.

 

Ici, les médias ne disent rien, voire pire. Là-bas les medias disent tout, voire le pire. Ici, on sait tout, tout et rien. Pas loin d’ici, des mecs vont au casse-pipe pour tenter d’arrêter la partouze, de remettre de l’ordre dans ce bordel amoral. Et moi je mange des sushis. Entre pas loin et ici, il y a quelques centaines de kilomètres, pas beaucoup en fait, quelques montagnes aussi. Tout cela parce que des mecs dans mon genre ont besoin d’énergie, de beaucoup d’énergie. Merde, c’est important d’avoir le dernier I-machin, le plus grand écran truc qu’il faut faire fonctionner, bref, tout ça c’est de ma faute ! Ou pas ! Tout ça c’est de la faute à d’horribles politiciens, véreux qui cèdent aux sirènes des lobbies du noyau, qui ont perdu tout réel pourvoir, le laissant entre les mains du dieu en forme de S barré ! Ou pas ! Tout ça, c’est de la faute à qui ?

 

Dangereux ou non ? Coupable, fautif, innocent ? Je ne sais rien de tout ça. Demain, je commence à bosser ici. Une nuit, c’est long quand on ne dort pas, ça tout au moins, j’en suis sûr.

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Grande messe foireuse

Par Epytafe - 10-06-2010 11:55:44 - 10 commentaires

J’ai toujours été fasciné par ceux qui arrivent à être supporter de foot tout en se prétendant, sans sourcilier, orienté politiquement à gauche. Je ne parle pas d’amateurs de foot, ça n’a rien à voir, mais de supporter. L’amateur de foot aime le beau geste, le beau match. Le supporter aime que son drapeau gagne, il est animé par l’amour de sa communauté, il est donc mu par une forme plus ou moins édulcorée d’haine de l’autre.

 

Bref, l’union sacrée contre Madame Yade me choque quelque peu, même si, n’étant pas français, ça ne me regarde pas. Mais c’est tout même significatif d’une forme perverse d’union sacrée quelque peu inquiétante. La déification des joueurs n’a plus tellement de limites et j’ai un peu de peine à imaginer que des convictions gauchisante puissent s’accorder avec des salaires et des primes d’une totale obscénité.  

 

Ce serait drôle qu’un minimum de conscience saisisse ceux qui se déclarent citoyens, ceux qui se sentent concernés par leur communauté étatique et qu’ils boycottent la grande messe. Que les droits TV se cassent un peu la gueule et, par conséquent, les budgets des clubs également. Bref, qu’on revienne à une dynamique sportive, parce que pour l’instant, en terme de sport, on est plus dans une dynamique tapis rouge, à mi-chemin entre les pétasses de MTV et les escaliers cannois…

 

D’ailleurs, si on pouvait faire pareil avec le CIO…

 

Bref, je vais à nouveau m’enterrer un mois, m’éloigner des médias, déjà fatigué par les voix hystériques des commentateurs radios qui extrapolent longuement et inutilement sur la cheville de machin, le mollet de truc, sans parler des personnalités des entraineurs et des entraineuses mineures.

 

Mais loin de mes fantasmes, voire de mes châteaux espagnoles de boycott footballistique, il faudrait tout de même remarquer une qualité indéniable à cette foutue coupe.

 

Elle nous aura ramené un de nos blogueurs parmi les meilleurs….

 

 

 

 

 

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Barrières !

Par Epytafe - 25-03-2010 22:51:37 - 6 commentaires

Un jour, je vais me taper une barrière, une belle ! Je ne sais pas exactement comment encore, mais je vais me lâcher ! J’hésite entre plusieurs techniques. Par exemple, une belle barrière en bois, ouvragée, soignée, désherbée par un propriétaire paranoïaque qui craint qu’un étranger piétine un gazon qu’il n’aurait même pas payé, je me vois bien l’attaquer à la hache cette barrière, une belle hache à la cognée bien affutée par mes soins, le fil enlevé à la pierre d’Arkansas huilée…

 

Ou alors, plus rapide mais tout autant jouissif ! Une bête barrière métallique que j’attaquerais à la meule à disque. Rapide mais efficace !

 

A moins que je me la joue à la Soudard ? Version charentaises fourrées et grand imperméable ? Avec un regard lubrique qui dégouline le vice ?

 

Pour le moment, ce sont plutôt les barrières qui me niquent, les barrière horaires….

 

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Epitaphe... d'Epitaphe....

Par Epytafe - 13-02-2010 17:09:06 - 6 commentaires

Bizarrement, malgré le choix de ce pseudonyme, je ne me suis jamais vraiment posé de questions concernant ma propre épitaphe. Ce choix relevant de considérations plus esthétiques que futuristes, cette question ne m'a jamais réellement hanté, d'autant plus que, vu que la probabilité que je sois un jour une star est à peu près égale à celle que j'engendre un jour, c'est à dire proche du zéro absolu, qui risquerait de casser sa tirelire pour défrayer un aimable marbrier afin de faire graver d'éternels regrets dans une pierre qui n'en demandait pas autant ?


Dans un tout autre registre, mon éducation protestante digne d'un roman de Gide m'a délivré des angoisses que vous, catholiques, affrontez jours et nuits, celles de votre éventuelle future, quoique posthume, béatification, voire canonisation pour les meilleurs d'entre vous. Luther ayant eu l'excellente idée d'abolir les saints, et la moins excellente idée de condamner l'usage à des fins ludiques de leurs homonymes, c'est l'esprit totalement libre que je grandis. Nulle peur en moins de ne pas pouvoir être un jour l'égale de PieXI ou de Mgr Richardson. Le rapprochement régulier de Rome avec une forme d'idéologie ayant eu son heure de gloire lors de la fin de la première moitié du XXème siècle outre Rhin m'évitant toute tentation de converstion au dogme, c'est avec la même légerté que j'envisage ce problème maintenant que le gris menace ma toison rousse.


Je me demande donc, pourquoi, alors que je suis encore bien vivant, alors que nulle épitaphe ne fut jamais encore écrite à ma gloire, alors que nul procès en béatification ne fut encore jamais déposé aux pieds de Herr Ratzinger, je me demande donc pourquoi, disais-je vent-on déjà mes reliques sur un vulgaire trottoir vaudois ?

 

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Luttons contre les casse-couilles !

Par Epytafe - 21-09-2009 21:53:42 - 8 commentaires

Il vous arrive à toutes et tous d’être régulièrement dérangé, d’être interrompus durant de chauds moments, de sympathiques agapes ou plus prosaïquement devant une soirée TV par d’enthousiastes télémarketeur qui veulent vous persuader qu’il n’est pas possible de vivre sans la dernière assurance vie, que votre contrat auto c’est de la merde et que si vous ne vous mettez pas immédiatement à consommer de la gelée royale vous allez rapidement décrépir dans d’atroces souffrances !

 

Un site internet vous propose un moyen plutôt constructif, et amusant, de lutter contre ces envahisseurs auditifs.

 

Voici l’idée générale :

 

EGBG Anti-Telemarketing Contre-scénario

Le secteur du Marketing direct voit dans le téléphone un de ses outils les plus puissants. Les consommateurs vivent le télémarketing d'un point de vue complètement différent : plus de 92% perçoivent les appels téléphoniques commerciaux comme une violation de leur intimité. Les agents de télémarketing utilisent des télé-scénarios - des directives pour mener une conversation téléphonique. Ces scénarios créent un déséquilibre dans la conversation entre le vendeur et le consommateur. C'est ce déséquilibre, plus qu'autre chose, qui rend le télémarketing efficace. Le contre-scénario EGBG tente de redresser cet équilibre.

Bonne chance!

Et Voici le formulaire !

 

Amusez vous maintenant… !

 

 

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Euro 08 suite

Par Epytafe - 05-06-2008 11:24:54 - 5 commentaires

Hier, j'ai ajouté un petit mot colèrique sur la grande fiesta footballistique qui s'annonce. Ensuite, je suis parti bosser. Ironiquement, une de mes tâche hier fut d'aller m'occuper de l'infrastructure "technique" d'un vol VIP, d'un vol VIP qui amenait sur sol genevois une dizaine ou deux d'amateurs, ou plutôt de professionnels de ce sport que je venais de démonter dans mon kikoublog, membre d'une équipe souvent nommée "Les Bleus".

 

Et me voilà à nouveau en train de me demander si je ne me suis pas trompé de monde... Depuis que je travaille à l'aéroport, j'en ai vu passer des stars, têtes couronnées, tops models et autres. Mais jamais je n'ai vu un tel bordel! Collaborateurs qui quittent leur lieu de travail, risquant blâmes et autres menaces pour apercevoir ces dieus d'une religion que je refuse. Des fans qui se glissent entre le cordon de flics, risquant leur précieux sésame qui leur permet de se rendre sur leur lieu de travail (et un licenciement, nous avons le licenciement plus rapide de ce côté du Jura) pour quelques secondes de présence lointaine d'une aura ballonesque qui n'existe que dans la tête de celui qui y est soumis.

Bowie, pourtant artiste fabuleux n'a pas bénéficié du vingtième de cette ferveur lors de son dernier passage, pas plus que Cindy Crawford, pas particulièrement artiste, mais nettement plus jolie...

 

Epitaphe (qui a loupé un chapitre lorsqu'on lui a expliqué le monde)
 

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